Les Parcs et Jardins de Marseille

Les Parcs et Jardins de Marseille

 

 

 

 

 

 

Le palais longchamps

Le  15 août 1869 est inauguré le projet du Palais Longchamp de l’architecte Jacques Espérandieu. Le projet grandiose de cascade a été imaginé pour être le point d’arrivée des eaux de la Durance, détournées afin d’alimenter la ville de Marseille, qui connaissait alors des problèmes d’approvisionnement en eau.

À l’arrière du palais, se trouvent, dans le parc Longchamp, le jardin botanique et le jardin zoologique, bien que ce dernier n’accueille plus d’animaux depuis la fin des années 1980.

Le Muséum d’histoire naturelle (créé en 1819 par Jean-Baptiste, marquis de Montgrand, maire de Marseille de mars 1813 à 1830 et le comte de Villeneuve-Bargemon, alors préfet) et le musée des Beaux-Arts (Le musée est l’un des quinze musées créés en région par décret impérial en 1801. Il est à ce titre le plus ancien des musées de Marseille. Depuis 1869 il est installé dans l’aile gauche du palais Longchamp) sont deux monuments symétriques par rapport à l’axe général du palais Longchamp, de même ordonnance mais avec des motifs de décoration propres à chacun d’eux.

Le site, entièrement rénové pour l’année 2013, bénéficie de multiple protections au titre des Monuments historiques : deux classements par arrêté des 18 novembre 1997 et 8 septembre 1999 et une inscription par arrêté du 1er octobre 1974

Le Parc Borely

Le parc Borély est le plus fréquenté des espaces verts marseillais. Il abrite une bastide du XVIIIème siècle, mise en valeur par un jardin « à la française » et un parc paysager du XIXème siècle. Le jardin garde l’empreinte de l’ingénieur et architecte Embry, intervenu sur le site en 1775.

Entre 1860 et 1880, la Ville de Marseille fit appel à Alphand (ingénieur des plantations de la Ville de Paris) pour créer un parc public dans la propriété. Celui-ci confia l’exécution du projet à son collaborateur Barillet-Deschamps.

La juxtaposition ­du parc et du jardin « à la française » confère à Borély un charme supplémentaire. Ses allées sont très prisées des joggers et des promeneurs qui apprécient de flâner entre les massifs de la roseraie ou de découvrir les espèces rares du Jardin botanique. Le plan d’eau, son embarcadère, sa buvette et son restaurant complètent les multiples attractions du site. Borély est aussi un paradis pour les enfants doté de deux aires de jeux et de nombreux espaces.

En 1995, la cascade en rocaille du XIXème siècle a été choisie pour servir d’écrin à l’œuvre originale de Jean-Michel Folon « l’Homme aux oiseaux ». La même année, un parcours pédagogique de découverte des diverses richesses du parc a été mis en place. La signalétique des végétaux présente les arbres les plus remarquables du parc. L’identification des oiseaux du lac est abordée d’une manière similaire, ainsi que chacun de ses centres d’intérêt (sculptures, monuments, édifices…). 

Par ailleurs, la remise en service des jets d’eau permet de retrouver le cachet de l’architecture classique d’antan et l’harmonie de leurs jeux rendent à la partie française sa beauté d’origine.

Jardin Botanique E.M Heckel 

Le Château Borély a été construit au XVIIIe siècle sur le domaine rural de Bonneveine à la demande de Louis Borély (1692-1768), un riche négociant issu d’une famille implantée en Provence depuis cinq siècles.

Au XVIIIe siècle, la famille Borély, d’origine ­Dauphinoise, tenait un rang enviable à Marseille. Comme les riches familles commerçantes de la ville, elle possédait de nombreux immeubles et hôtels. Mais plus que l’hôtel, c’est l’obsession de la « Bastide » qui habite l’âme marseillaise. Toute sa vie, Louis Borély nourrit le projet d’en construire une sur le domaine de Bonneveine. Plus qu’un bastide traditionnelle, il veut que son projet surpasse par ses dimensions et son ordonnance, toutes celles du terroir (où elles se comptaient déjà par centaines) et soit reconnu comme un « vrai château ». Ainsi en 1767, de retour d’Egypte où il avait fait prospérer le négoce familial, il fait établir son projet. Il s’adresse alors à l’architecte J.-L. Clérisseau, dont le goût italianisant était célèbre dans toute l’Europe et apprécié jusqu’à la cour de Russie. L’élévation projetée fut modifiée à la française et allégée de sa surcharge décorative par l’architecte comtadin Esprit Brun (1710- 1804). Ce dernier réalisa les travaux sous la surveillance du fils de Louis Borély, Louis-Joseph Denis (1731 – 1784) lettré et amateur d’art. 
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Son fils confia la décoration intérieure au peintre Louis Chaix (1744 – 1811), originaire d’Aubagne, qu’il envoya à ses frais étudier et chercher des motifs en Italie. Chaix conçu une décoration fastueuse de trompe-l’œil et camaïeux, de vastes compositions à sujets mythologiques pour les plafonds, les murs, les dessus de portes, parmi les gypseries et les boiseries dorées. Ces décorations firent l’admiration d’illustres visiteurs comme Charles VI d’Espagne, la duchesse de Berry, Alfred de Vigny ou encore Eugène Scribe qui ont signé le  livre d’or  conservé au château.

Le Parc Pastré

Entre la Pointe Rouge et la Grotte Rolland, le parc Pastré s’étend sur 120 hectares, jusqu’aux collines de Marseilleveyre. Plus connu sous le nom de « Campagne Pastré », il est associé, dans la mémoire des Marseillais, à la famille Pastré qui constitua le domaine entre 1836 à 1853.

Jusqu’à l’arrivée du Canal de Marseille, grâce aux efforts constants des propriétaires pour capter l’eau, quelques prés et de rares potagers s’étendent sur la partie basse, ainsi que des vignes, des céréales et des fruitiers (amandiers, figuiers, abricotiers). Mais la végétation naturelle, outre la garrigue qui couvre les coteaux, est essentiellement constituée de pins d’Alep, de chênes verts, de laurier tins et de cette variété de genévrier appelée « Mourven » en provençal. 



Selon la légende, le plus célèbre specimen, aujourd’hui disparu, abrita, les amours de Bonaparte et de Désirée Clary. 

Avec la « révolution de l’eau », le domaine prend des allures de parc à l’anglaise, décoré de statues et ponctué de petits lacs artificiels sur lesquels on aime canoter au milieu des canards et des cygnes. Peu à peu, les cultures cèdent la place aux jardins d’agrément et la végétation s’enrichit d’espèces introduites (pins parasols, yuccas, bambous…). On y élève même des autruches ! 

Parallèlement, trois demeures de prestige sont édifiées entre 1845 et 1865. La plus prestigieuse, le château Pastré, élégante construction de briques et de pierres abrite, depuis 1995,  ­le Musée de la Faïence. 
Le château Estrangin, dont le style, inspiré des demeures bourgeoises du nord de la France, tranche avec l’élégance et la sensualité chaleureuse du Château Pastré, est aujourd’hui occupé par un centre aéré de la Mairie du 4ème secteur. Quant au Château Sanderval, plus austère, il est resté propriété privée. 

Pendant un siècle, le domaine va connaître les fastes de la vie mondaine et culturelle. La Comtesse Lily Pastré habitait la « Villa provençale », une magnifique bastide du XVIIIème aujourd’hui réservée à l’hébergement des hôtes de marque et aux réceptions officielles de la Mairie. Pastré devient un haut lieu de la vie culturelle et un refuge pour de nombreux artistes pendant la période de l’Occupation. Entre 1966 et 1987, la Ville achète la quasi totalité de la « Campagne Pastré », le château Sanderval, la bastide Clary, lim­itrophes du domaine, et la propriété Alvarez de Toledo, enclavée.

A faire :

http://www.pastreaventure.com/

http://www.pastreleclub.com/

Le Parc Valmer

Au détour de la Corniche, un promontoire dominant la rade de Marseille et ses îles abrite la villa Valmer et son parc luxuriant.

Ses proportions et son architecture font de cette villa un véritable petit château. Elle fut édifiée, à la fin du siècle dernier, par un riche négociant salonnais, Charles Gonnelle. La villa portait à l’origine le nom de « Vague à la mer » qui se contracta en « Valmer ». L’allée, qui serpente vers l’un des plus beaux points de vue de la ville, s’élance en lacets au cœur d’une végétation exotique (palmiers : trachicarpus fortuneï excelsa, chamaerops humilis, washingtonias filifera, phoenix canariensis, buttias capitatia) et endémique d’une rare beauté.

Parmi ces essences, on rencontre les espèces arborées indigènes (oliviers, pins d’Alep, chênes verts, pistachiers, lentisques, arbousiers) et des vivaces en cascades : dimorphotecas, lantanas agathaea, carpobrutus, lavandes, arctotis. Dans le style des rocailleurs du XIXème siècle, fausses pierres et faux rochers aux formes rondes étranges sont sculptés dans le ciment et adoucis par d’harmonieuses compositions de plantes vivaces.

271 Corniche Kennedy – 13007 Marseille